Les faits remontent au 11 avril 2008. Ce jour-là, Isabelle entre à la clinique Saint-Vincent-de-Paul de Bourgoin-Jallieu (Isère) pour mettre au monde son deuxième enfant. L’accouchement n’est pas simple, et le petit Louis naîtra par césarienne.

Surtout, la jeune maman est victime d’une crise d’éclampsie (complication neurologique sérieuse pendant la grossesse ou durant l’accouchement) et doit être transférée d’urgence à Lyon, où elle décédera finalement deux semaines plus tard, victime d’une hémorragie cérébrale.

Lenteur de prise en charge

Si le médecin qui l’a accouchée avait parfaitement diagnostiqué le problème, il lui a été reproché des lenteurs de prise en charge et d’avoir sous-estimé le risque pour la santé d’Isabelle. Selon le journal Le Progrès, plusieurs dizaines de minutes s’étaient en effet écoulées avant qu’une perfusion soit posée sur la patiente.

L'obstétricien aurait donc considéré qu’il s’agissait d’une urgence relative et non d’une urgence vitale, lui qui dans le même temps avait dû assurer l’accouchement tout aussi délicat d’une seconde femme. Le praticien, poursuivi pour "homicide involontaire", vient d’être condamné à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Bourgoin-Jallieu, soit la peine requise pas le Parquet. L’homme peut faire appel.