Turbulences en vue chez TLM. Les dirigeants de la chaîne locale, confrontée à la crise du marché publicitaire, ont demandé mardi au tribunal de commerce de Lyon de la faire bénéficier d’une procédure de sauvegarde. Si la demande est acceptée, elle sera mise en observation pour une durée de six mois. La réponse est attendue mardi prochain. « Nous accusons une baisse de 12 % de notre chiffre d’affaires depuis la rentrée. C’est le cas aussi pour des grandes chaînes comme M6 ou TF1, a justifié hier Jean-Pierre Vacher, président de TLM. Notre préférons anticiper nos difficultés, geler nos dettes pendant cette période, et repartir du bon pied. » Il sollicite notamment les collectivités locales qui pourraient, selon lui, davantage peser dans les recettes publicitaires.

"Pas catastrophique"

Jean-Pierre Vacher rappelle que TLM, depuis sa reprise par des actionnaires, en 2010, a réussi à diversifier ses activités. Elle traverse une mauvaise passe mais ne se retrouve pas dans une situation catastrophique. « Nous avons encore de la trésorerie », indique le président. Cependant, ce dernier n’exclut pas une possible réduction des effectifs – TLM emploie 30 personnes, dont une douzaine de journalistes.

Interrogé hier matin, Jean-Michel Aulas, patron de l’OL, qui s’était montré intéressé par la reprise de TLM en 2010, a indiqué que la porte n’était ni fermée ni ouverte avec TLM. « Nous avons été sollicités par ses actionnaires, il faut que les dirigeants de TLM aient envie de cette collaboration. » Pour Jean-Pierre Vacher, la chaîne est ouverte à des partenariats mais n’a pas vocation à devenir un relais de l’Olympique lyonnais.