Depuis le vote, le 10 août dernier, de la nouvelle loi sur le travail dominical, les droits des salariés du dimanche varient selon leur lieu de travail.

• Qui est concerné par cette loi ?
Les “nouveaux travailleurs du dimanche” des secteurs d’activité ouverts de fait le dimanche (cinémas, restaurants, etc.), ceux travaillant dans les zones touristiques et thermales, les employés des “périmètres d’usage commercial exceptionnel” des agglomérations de plus d’un million d’habitants (Paris, Lille et Aix-Marseille) et les salariés des commerces ouverts le dimanche sur dérogation du maire (maximum cinq jours par an).

• est-on obligé d’accepter ?
Si l’ouverture du commerce est exceptionnelle, impossible de se soustraire à la demande de l’employeur. “Si, en revanche, le travail dominical est récurrent, les nouveaux salariés du dimanche ne sont pas obligés d’accepter”, détaille Jean Dionnot, président du collectif Les amis du dimanche, défenseur du dimanche libre. L’accord du salarié doit être écrit et renouvelé tous les ans. Du moins en théorie, car dans la pratique les risques de pression ou de chantage à l’emploi ne sont pas complètement exclus.

• Quel est le temps de travail du dimanche ?
Il est identique aux autres jours. En revanche, les commerces alimentaires de détail sont autorisés désormais à ouvrir jusqu’à 13 heures, contre midi auparavant.