La réponse à l’insécurité dans Marseille viendra-t-elle par les airs ? C’est ce que pense une partie des élus dont le président de la communauté urbaine  et candidat à la primaire socialiste, Eugène Caselli. "Je demande à l'Etat de faire de Marseille un véritable laboratoire contre le crime, un laboratoire avec de nouveaux moyens technologiques. Maintenant, on a des drones, et on va s'en servir", a-t-il déclaré la semaine dernière lors du débat entre les prétendants socialistes à la mairie.

Une idée séduisante pour le président PS du département des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, prêt à mettre 1 million d’euros sur la table pour tenter l’expérience. "Nous réfléchissons à la mise en place de moyens aériens de surveillance, avions ou drones, que le conseil général est prêt à soutenir à hauteur d'un million d'euros", soutient-il auprès de La Provence.

Un cadre législatif strict

Encore inédite dans une ville de France, l’utilisation de drones serait tout à fait envisageable explique sur Europe 1, Pascal Zunino de la société Novadem, concepteur de ce type d’engins volants pour l’armée. "Au lieu d'une caméra fixe qui est toujours sur la même zone, le drone n'est jamais au même endroit. C'est cela qui permet de casser les habitudes et d'avoir des points de vues différents d'une situation, de jour comme de nuit", précise-t-il en faisant référence à la mobilité des trafiquants de drogue.

Reste à convaincre les législateurs du bien-fondé des drones pour surveiller les trafics en tout genre. " Avant d’envoyer des drones, il faut un cadre réglementaire", précise pour metronews David-Olivier Reverdy secrétaire adjoint du syndicat Alliance. "Tout enregistrement de vidéosurveillance doit être indiqué par des panneaux", ajoute-t-il. Agacé par la surenchère sur la question de la sécurité, le syndicaliste estime qu’il faut avant tout renforcer les moyens humains. "On a en France les services de renseignements parmi les plus performants. On luttera mieux contre les trafics par ce biais-là".