Le jeune homme de 24 ans soupçonné d’actes de torture à l’encontre d’un chat dans la cité de la Maurelette (15e) n’aura pas savouré très longtemps ses "exploits". Aussitôt postée sur son profil Facebook, la vidéo où on le voit jeter un chat à plusieurs reprises a rapidement fait le tour, jeudi soir, des réseaux sociaux en raison de la cruauté des images. Violemment pris à parti par différents commentaires, certains le menaçant de mort, celui qui se fait appeler "Farid" a rapidement pris la mesure de l’onde de choc. La vidéo a été supprimée. Son compte personnel aussi.

Mais trop tard. Les informations de son profil avaient été copiées-collées par des internautes. Son nom, son adresse et même son numéro de téléphone auraient ainsi fuité sur la toile. En parallèle, plusieurs pages Facebook avaient été créées demandant l’arrestation immédiate du suspect. Un souhait rapidement exaucé par les services de police également présents sur le Web.

Une plateforme de signalements pour la police

Depuis plusieurs années, la police ainsi que la gendarmerie disposent en effet d’un outil pour relever les contenus déviants sur Internet. Baptisé Pharos (Plateforme d'harmonisation, d'analyse, de recoupement et d'orientation des signalements), cet outil a été utilisé dans l’affaire de la cité de la Maurelette. Alertés, les cyber-policiers ont ainsi pu retrouver la trace de l’auteur des actes de torture. Restait à envoyer une patrouille sur place pour l’interpeller vendredi matin.

Au total, l’enquête et l’arrestation auront duré moins de vingt-quatre heures. Sur son compte Twitter, la police nationale n’a d’ailleurs pas manqué de saluer la vigilance des internautes. "Merci de nous avoir signalé ces vidéos. Ces informations ont été transmises aux équipes Pharos", indique le message. Placé en garde à vue au commissariat du 15e arrondissement, le jeune homme, qui a reconnu les faits, doit passer lundi en comparution immédiate.