Les soucis judiciaires de Jean-Noël Guérini se poursuivent. Le président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône a été entendu mardi par la police judiciaire à Marseille dans une nouvelle enquête sur des avantages présumés "indus" accordés à des membres de son cabinet, a-t-on appris de source judiciaire.

Plus précisément, il a été interrogé sur le paiement d'heures supplémentaires à certains de ses collaborateurs. Une enquête préliminaire pour "détournement de fonds publics et recel de détournement de fonds publics" a d'ailleurs été ouverte.

Le président du conseil général se défend

Cette enquête fait suite à un signalement de la chambre régionale des comptes. Dans un rapport d'octobre 2013, elle avait noté "de nombreuses irrégularités permettant d'accorder des avantages indus à certains agents en poste au cabinet de la présidence (du conseil général ndlr), grâce à l'attribution d'heures supplémentaires forfaitisées mais non réalisées".

A l'époque, Jean-Noël Guérini avait affirmé, commentant le rapport devant la presse, que cela concernait 6 huissiers sur 8 000 agents et que tout avait été régularisé. Le sénateur est par ailleurs visé par plusieurs affaires instruites à Marseille sur une implication présumée dans la conclusion de marchés publics soupçonnés truqués. Le Parti socialiste a lancé, fin janvier, une procédure d'exclusion à l’encontre de Jean-Noël Guérini.