Avant tout, patience !
Etre un bon généalogiste requiert des qualités particulières. Il faut être patient et surtout persévérant. "Nos ancêtres peuvent être parfois très éloignés de là où notre famille proche est originaire, explique François Lerebourg, généalogiste depuis 20 ans. On contacte alors tous ceux qui portent ce nom." Autres qualités requises : une grande capacité de concentration et une bonne organisation pour ne pas se perdre dans les liens de parenté.

Etre un généalogiste 2.0
Le développement des outils numériques permet une méthode généalogique sur le web. Elle reste toutefois indissociable de la méthode traditionnelle. "De nombreux internautes ont déjà mis en ligne leur arbre généalogique. A vous ensuite de vérifier ces données auprès des mairies et des archives", souligne le professionnel, créateur du logiciel Généalogique. Pratique, le 2.0 permet de numériser les documents officiels par les archives.

Jusqu’où peut-on remonter ?
Selon François Lerebourg, "on peut facilement aller jusqu’à la Révolution française". Le professionnel explique qu’avant 1789, le recensement était fait par les religieux alors qu’après, les actes d’état civil ont été recensés par l’Etat. Ces documents sont donc aux mains des mairies et des archives. "On découvre parfois qu’un ancêtre a été abandonné, la recherche devient alors plus difficile", précise-t-il.

Des résultats inattendus
La généalogie révèle son lot de surprises. Certaines sont bonnes, "on découvre parfois qu’un arrière-grand-oncle était un noble important". D’autres moins, "cela arrive qu’un membre de la famille ait été un bagnard ou pire, un assassin !", confie François Lerebourg. Au-delà de la bonne ou de la mauvaise nouvelle, la recherche permet souvent de découvrir des habitudes et des métiers qui n’existent plus aujourd’hui. "Culturellement, c’est fantastique !", se réjouit François Lerebourg.

Et après ?
Les découvertes généalogiques permettent souvent à des familles qui ignoraient tout de leurs existences de se réunir. C’est l’occasion de grandes cousinades festives. "C’est aussi l’occasion de voyager et de s’autoriser des vacances dans la famille, donc à un budget moins important !", conclut le généalogiste.