L'histoire se termine par un "oui". Amandine et Marie-Claude se sont mariées ce mardi à Bollène. Après le refus du maire, Mme Bompard, de les unir, le 23 août dernier, les deux jeunes femmes avaient porté plainte pour "discrimination dans l'application de la loi en raison de l'orientation sexuelle" et "entrave à l'exécution de la loi par personne dépositaire de l'autorité publique".  

Finalement c'est une des adjointes qui a présidé la cérémonie. Mais ce "oui" n'efface pas le passé. "Il n'y aura pas de pardon", tranche Amandine Gilles à sa sortie de la mairie. Mais Il y a eu "beaucoup d'émotion" et "là pour l'instant c'est le bonheur. Après notre combat, n'est pas encore fini, mais là pour aujourd'hui...Ouf ça y est, on a ce qu'on voulait", a-t-elle ajouté.

La municipalité dénonce une atteinte à la "liberté"

Du côté de la municipalité, on dénonce une atteinte "à la liberté d'expression, donc à sa liberté d'opinion." Dénonçant les "pressions administratives, politiques, médiatiques" et "judiciaires" pesant sur la maire, les adjoints précisent que "c'est donc pour éviter toute éventuelle condamnation pénale à Marie-Claude Bompard que notre collègue Jacqueline Morel a décidé, de sa propre initiative, de procéder à la cérémonie" de mariage.

Mais "cet acte ne constitue nullement une approbation de notre part de la loi Taubira", écrivent-ils en réclamant "la liberté de conscience pour les officiers d'état-civil".