Jean Noël Guérini prend le large. Le président PS du conseil général a donné le ton vendredi au cours d’une conférence de presse. Attendu sur ses intentions pour les primaires, le sénateur l’assure : "je n’irai pas voter dimanche". A son programme plutôt, lors du jour le plus attendu de l’année par les socialistes Marseillais : "2 heures de marche jusqu’à la Sainte-Baume avec mon chien", sourit-il.

Une prise de distance amusante même si au cours de la campagne, tout le monde ne parlait que de lui et de son influence sur le parti. "S’en prendre à Guérini ne fait pas un programme ! Moi, je reste sur ma ligne de conduite et ne me mêle de rien", répond-il aux accusations. Un(e) favori(e) ? "Je n’ai pas d’avis". Un pronostic tout de même ? "Je verrai bien qui est désigné" dit-il laconiquement.

"Ils viendront quand même me voir"

La rumeur veut qu’il tire les ficelles dans l’ombre de la campagne des primaires. Lui s’en amuse : "on me compare au Spectre, comme dans James Bond. J’en suis flatté". L’humour, excellent stratagème pour éluder les questions. L’ancien patron de la fédération locale du PS retrouve son sérieux pour déclarer, la main sur le cœur, qu’il n’a "jamais trahi son parti".

Qu’importe le résultat de la primaire socialiste et qu’importe le résultat des municipales à Marseille tout court. Même si un candidat qui lui est hostile s’installe dans le fauteuil du maire, Jean-Noël Guérini n’exprime aucune inquiétude : "ils viendront quand même me voir". Preuve que le président du conseil général, candidat à sa propre "succession", entend bien rester au centre du jeu politique.