Sur ses opposants

Depuis le début de la campagne des primaires socialistes, deux candidats ne ménagent pas Jean-Noël Guérini : le député Patrick Mennucci et la ministre Marie-Arlette Carlotti. Le premier s’était par exemple publiquement opposé à la venue du sénateur lors de la réunion du pacte national. "A force de vouloir grimper les marches 4 à 4, il va finir par en rater une", lui répond Jean-Noël Guérini.

Autre pique : "il était candidat sur mes listes il y a 5 ans (municipales de 2008), il était mon directeur de campagne. Alors qu’il ne vienne pas me donner des leçons de morale, d’éthique et de probité". En ce qui concerne, Marie-Arlette Carlotti, le ton est tout aussi acide. "Elle a la passion de l’ignorance. Son ton discrédite ses intentions. Sa haine révèle la faiblesse de son programme et sa fragilité (…) S’en prendre à Jean-Noël Guérini ne fait pas un programme", dénonce-t-il.

Sur sa mise en examen

"Je suis président du conseil général et je le resterai jusqu’en 2015", annonce Jean-Noël Guérini pour couper court aux rumeurs de départ à la suite de ses soucis judiciaires. "J’ai une majorité stable en dépit de quelques brebis égarées", tient-il à rappeler.

"Je suis le bouc émissaire d’un petit microcosme de la classe politique marseillaise. Comme si, à travers, chacun pouvait se laver symboliquement de toutes", estime-t-il. "Je suis mis en examen, oui, mais je n’ai pas été jugé. J’ai seulement été condamné, puis exécuté par un tribunal médiatique".

Sur le Parti socialiste

"Je suis né socialiste et je mourrai socialiste", déclare Jean-Noël Guérini. Annonçant qu’il n’irait pas voter pour les primaires socialistes les 13 et 20 octobre prochains, le président du conseil général explique ne soutenir "personne" pour cette élection.

Sur la question de son influence au sein du PS à Marseille, le sénateur affirme ne pas avoir "remis les pieds à la fédération depuis des lustres".