Samia Ghali a la rancune tenace. Si ses relations avec Patrick Mennucci, le grand vainqueur de la primaire PS pour les municipales à Marseille, sont au beau fixe, il n'en va pas de même de ses rapports avec Marie-Arlette Carlotti, la ministre déléguée aux Personnes handicapées. Interrogée jeudi sur le plateau du Grand Journal de Canal +, la sénatrice PS a encore fait preuve de toute la franchise qu'on lui connaît en déclarant froidement à propos de sa concurrente dans la course à l'investiture socialiste : "Je ne lui pardonne pas".

Des propos que Samia Ghali a réitérés samedi, dans les colonnes du quotidien La Provence. Faisant référence aux accusations de clientélisme portées à son encontre par Marie-Arlette Carlotti, elle a enfoncé le clou : "Ces mots-là, je ne peux pas les oublier, ne serait-ce que par respect pour les Marseillais qui ont voté pour moi. Je ne suis pas un robot de la politique, je ne sais pas jouer les hypocrites."

Les deux femmes ne se salueraient plus

Lors du premier tour de la primaire socialiste en octobre dernier, Samia Ghali avait mis à disposition de ses électeurs des minibus pour acheminer ces derniers vers des bureaux de vote. Une démarche qui avait mis Marie-Arlette Carlotti hors d'elle, imputant sa défaite aux méthodes de la sénatrice et dénonçant ainsi un "fonctionnement à plein régime du clientélisme" avec "des échanges d'argent, des intimidations" et "une organisation paramilitaire".

Aujourd'hui, toujours selon des informations du quotidien Marseillais, les deux femmes ne se salueraient plus et s'éviteraient autant que possible.