"Certaines équipes sortantes traînent leur bilan comme un boulet. Pour nous, c'est un formidable tremplin pour aller de l'avant." En une phrase, Gérard Collomb a résumé son état d’esprit à deux mois du premier tour des élections municipales. Le maire de Lyon est fier de son bilan, et ne s’en cache pas.

Ce vendredi, il a présenté son action des six dernières années, mais plus globalement les résultats de ses deux mandats. Arrivé à la tête de la capitale des Gaules en 2001, le socialiste estime qu’il a rendu la ville "plus belle, plus douce, plus dynamique et plus écologique." "Le secret, c’est la confiance, notamment dans la capacité de cette ville à devenir une grande ville. Quand j’ai été élu et que je comparais Lyon à une cité comme Barcelone, certains ricanaient. Aujourd’hui, on s’en approche. Et ce n’est que le début."

Le "modèle lyonnais"

Gérard Collomb est particulièrement fier de projets comme le pont Raymond-Barre, la passerelle de la Paix, le tube mode doux de la Croix-Rousse, les rives de Saône, la place des Jacobins ou l’esplanade du palais de justice. Selon lui, il y a désormais un vrai "modèle lyonnais", basé sur les partenariats public-privé. "La crise se fait moins sentir ici que dans d’autres agglomérations. Nous sommes une des douze aires urbaines à compter plus d’emplois aujourd’hui qu’en 2008."

Soulignant que "Lyon est désormais une véritable destination touristique", Gérard Collomb avoue aussi que tout n’a pas été facile. "Sur certains projets, comme le stade des Lumières ou la tour Incity, il m’est arrivé de mal dormir, et je me disais que ça ne se ferait pas, concède-t-il. Mais pour moi, tous les problèmes doivent être des solutions."