La passion pour les élections municipales ne gagne pas les jeunes. En effet, si es Français sont 59% à se dire intéressés par les élections municipales qui auront lieu les 23 et 30 mars prochains, dans un sondage exclusif TNS Sofres Sopra Group pour metronews et LCI, les jeunes, eux, boudent ces élections. Seulement 38% des 18-24 ans et 46% des 25-34 ans disent s'intéresser à ces élections alors que les 65 ans et plus sont 64%. "C'est une différence très importante et cela concerne en plus des jeunes qui ont l'âge de rentrer dans la vie active", constate la directrice associée de la TNS Sofres, Carine Marce.

Les municipales : une occasion de sanctionner le gouvernement pour 30% des Français

Au niveau de l'ensemble des électeurs, cette enquête met tout de même en lumière une légère hausse de l'intérêt suscité par ces élections. Les Français sont 59% à se sentir concernés contre 55% seulement en janvier dernier. "Le premier sondage avait été réalisé juste après les fêtes, dans une période moins politique", analyse Carine Marce, pour expliquer cette légère hausse. "Cette augmentation est due à la véritable entrée en campagne des candidats", ajoute-t-elle. Mais une forte abstention lors du scrutin reste encore plausible. "Même s'il a augmenté, le niveau d'intérêt reste faible. Il est toujours plus bas que celui mesuré en 2008, lors des élections précédentes", remarque Carine Marce.

En lisant les résultats de ce sondage, les candidats socialistes ont de quoi s'inquiéter. En effet, 59% des Français interrogés souhaitent que les électeurs se prononcent uniquement sur les enjeux locaux, (c'est 4 points de moins que lors du dernier sondage réalisé en janvier dernier). Mais 30% d'entre eux (+1 point) veulent profiter de cette élection pour manifester leur mécontentement à l'égard du gouvernement actuel. Dans le détail, les catégories socio-professionnelles les moins favorisées sont 40% à penser que les électeurs devraient saisir l'occasion de sanctionner le gouvernement. Pour Carine Marce ces résultats montrent que l'enjeu de ces élections est moins local et prouvent qu'il y a "clairement une progression d'une politisation de l'élection municipale".