La campagne municipale prend une drôle de tournure sur Twitter. Interrogé mardi sur les enjeux de la campagne électorale, le candidat socialiste, Patrick Mennucci, a fait "une incise" dans son discours pour évoquer une attaque personnelle sur le réseau social. "Un membre du cabinet de Jean-Claude Gaudin a gravement dérapé car il a mis en cause l’orientation sexuelle de mon ex-épouse, ce qui n’est pas vrai par ailleurs". Baptisé @normalix, le compte a été fermé à la suite de ce tweet accusateur. Pour mieux reparaître de manière cette fois-ci plus que limite.

Sous le pseudo, "lePSm’atué", le même utilisateur a, mardi matin, fait référence au cancer de la femme du candidat socialiste. Dans un échange de tweets avec la directrice de la communication du PS à Marseille, il a écrit : "le stress ce n'est pas bon pour le cancer". "Stupéfait par cette attitude", l'élu marseillais a vivement réagi dans un communiqué en fustigeant "l'indécence et la méchanceté gratuite", de ce message.

Embarras à l’UMP

Rapidement l’auteur de ces lignes a été identifié par l’équipe de communication du candidat PS. Dans un communiqué, elle précise qu’il s’agit d’Alex Normandin, "membre du cabinet de Jean-Claude Gaudin et qui gère le compte personnel du maire sortant". L’occasion pour Patrick Mennucci de demander au candidat UMP de "dire quelle va être son attitude devant ce tweet immonde produit par un individu qui n'est pas à son coup d'essai".

Contacté par le Lab d’Europe 1, Alex Normandin a tenu à présenter ses excuses. "Dans une ambiance de campagne municipale ultra-tendue mon tweet qui n’engage que moi à titre personnel a été mal interprété, comme une insulte aux malades. J’en suis désolé et je reconnais que la formulation était maladroite".

Une attitude assez embarrassante pour conduire le porte-parole de l’UMP à Marseille a fermé son compte. "J’appelle chacun au respect des personnes afin de permettre au débat démocratique de garder la dignité que Marseille mérite", a tenu à rappeler Yves Moraine, décidé à "ne participer en aucun cas à cet abaissement de la vie politique".