Ce mercredi, à l’occasion d’une manifestation de défense des pères à Nantes, Serge Charnay est au coeur de toutes les attentions. Les médias et les soutiens ne le lâchent pas d'une semelle. Depuis qu'il a choisi de quitter "sa" grue lundi, le père du petit Benoit n’arrête pas. "J’étais hier à Paris pour une émission. Aujourd’hui je suis ici. Le combat continue."
Il est devenu un véritable symbole pour de nombreux pères à l'image de cet homme qui, s'approchant de lui lors de la manifestation, lui déclare son admiration : "Votre geste, c’est le seul moyen pour se faire entendre." Un peu plus loin Gérard, un manifestatnt venu d’Auvergne renchérit : "Il a certes été accusé de tentative de soustraction d'enfant. Mais face à une décision discutable d’un juge, il a choisi de désobéir, c’est du vrai courage", dit-il.
"On veut faire la paix !"
Parmi la cinquantaine de manifestants, chacun a sa propre histoire : un grand-père venu parler pour son fils, un homme avec un bébé dans les bras qui ne voit plus ses trois premiers enfants... Il y a aussi des femmes venues réclamer "la même justice pour tous".
"On n’est pas sexiste ni misogyne", explique Jean-Baptiste Messian, de SVP Papa. "La justice n’a plus le temps de régler les problèmes des enfants. Ce système finit par mettre de la haine entre les parents. On veut faire la paix !"
Serge écoute : "Cela fait des mois que je tourne en France, que j’entends ces histoires. Il y a des douleurs intenables. On perd pied devant la justice." Sur sa situation personnelle, il dit "ne se faire aucune illusion." La préfecture lui a proposé un rendez-vous avec un juge aux affaires familiales." Mais cette proposition n’engage absolument pas la magistrature. Je vais quand même prendre tout ce qui est à prendre."













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