Elles veulent que la lumière soit faite sur l'affaire. Lundi, la mère et la sœur d’Eric Lang, un enseignant français de 49 ans battu à mort alors qu'il était détenu dans un commissariat du Caire ont porté plainte auprès du procureur de Nantes.

Selon les services de sécurité égyptiens, ce Français, qui résidait en Egypte depuis plusieurs années, a été tabassé par des compagnons de cellule après avoir été arrêté par la police. Selon les autorités, il avait été interpellé le 6 septembre dans une rue de la capitale parce qu'il violait le couvre-feu nocturne en vigueur et était en état d'ivresse.

Décédé "à la suite de coups qui lui auraient été portés"

La version est démentie par Marie Dosé et Raphaël Kempf, les avocats de la victime, pour qui, "il a été arrêté avant l'heure du couvre-feu, et a été détenu dans une cellule collective" du commissariat de Qasr el-Nil. "Il est décédé le 13 septembre 2013, à l'âge de 49 ans, à la suite de cette détention. Une enquête menée par les juridictions françaises est nécessaire pour déterminer précisément les conditions dans lesquelles Monsieur Eric Lang est décédé", ajoutent-ils.

La plainte déposée par la famille fait état du rapport d'autopsie établi par un médecin égyptien. Celui-ci permet d'énoncer "avec certitude" que l’enseignant d’origine nantaise "n'est pas décédé d'une mort naturelle" mais sans doute "à la suite de coups qui lui auraient été portés".

Selon les plaignants, "c'est très probablement à la suite d'une dispute ayant éclaté dans la cellule que des violences ont été commises". Par ailleurs, "il ressort des déclarations du parquet de Qasr el-Nil que les violences auraient été commises en raison de la nationalité étrangère" de l'enseignant. L'ambassade de France au Caire a demandé des éclaircissements aux autorités judiciaires égyptiennes sur les circonstances de ce décès.