Au lendemain d’une visite surprise, au siège du groupe Nice Matin, de Philippe Hersant, le président du groupe GHM qui détient 75% du titre, 250 salariés ont participé ce vendredi après-midi à une assemblée générale. Après 1 h 30 de discussions, les salariés ont décidé d’attendre dix jours, délai au terme duquel Philippe Hersant aurait promis de revenir à Nice pour présenter à l’intersyndicale son plan de réorganisation et de développement.

Le Groupe Hersant Média (GHM), qui cherchait de nouveaux investisseurs pour renflouer le groupe déficitaire Nice-Matin, a reçu "des marques d'intérêts de 3 ou 4 investisseurs potentiels", a indiqué jeudi une source proche de la direction de GHM. Mais "ils subordonnent leur investissement à la mise en œuvre d'une réorganisation du groupe qui doit être faite dans les deux mois", "compte tenu des pertes" de Nice-Matin.

Inquiets d'un redressement judiciaire, les salariés du groupe, qui se disent entrés en "résistance", craignent 200 à 400 licenciements, "des départs secs, avec le minimum légal, quelques milliers d'euros de plus, mais pas plus, pour tout bagage", indiquaient-ils dans un communiqué le 13 septembre.