Portes closes et pas âme qui vive au 39 rue Clément Roassal à Nice. L’ancien hôtel Nikaïa et sa soixantaine de chambres vides fait partie des 25 424 logements vacants de la ville, selon l’Insee (2008). « Et il n’y a pas d’autre projet que de sécuriser le bâtiment avec un vigile, alors qu’à deux rues de là une mère et sa fille viennent d’être expulsées » déplore Bernard Neuville, à l’initiative de la création du comité Droit au logement (DAL) 06.
Ils étaient une cinquantaine à manifester sur Gambetta, ce jeudi, pour revendiquer le droit d’avoir un toit et la réquisition des logements vacants. « Nous ne demandons pas la charité, mais rien de plus que l’application de la loi » poursuit l’homme qui a annoncé l’ouverture d’une permanence tous les samedis au 38 rue Dabray pour venir en aide aux mal-logés.
Guerre des chiffres
A Nice, 3000 logements sociaux sont inoccupés selon Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole national du DAL, venu apporter son savoir-faire au comité niçois. « C’est une information mensongère, erronée et fausse. Ce monsieur est un hurluberlu » rétorque l’adjointe au logement, qui avance de son côté le nombre de 300 logements sociaux vacants.
Dominique Estrosi-Sassone le reconnaît, « il n’y a pas assez de logements sociaux mais il n’y a jamais eu autant d’efforts de faits. » Et d’arguer que 800 logements sont désormais construits chaque année à Nice, contre « 200 à 400 sous la précédente municipalité ».« Ils en construisent, mais au fur et à mesure ils en détruisent » rétorque Jean-Baptiste Eyraud, qui a fait part de son intention de saisir une enquête auprès du ministère du logement dès son retour à Paris.














.jpg)

