Il y a, bien sûr, les dangers liés à l'alcoolisation massive des jeunes. Mais pour les autorités, le 14-Juillet rime désormais avec un danger prioritaire : les pétards les plus puissants, mortiers et autres articles pyrotechniques qui permettent à tout un chacun de créer son propre feu d'artifice "maison". Pas les petits pétards, mais ceux de certaines catégories : C2 à C4, K2 à K4, et articles pyrotechniques T2 et P2 pouvant être tirés avec des mortiers, selon la nomenclature en vigueur.

La préfecture de police s'est alarmée du bilan humain de ces petits jeux des jours de fête. L'an dernier, pas moins de 50 personnes ont été grièvement blessées le soir du 14 juille et le 31 décembre, en manipulant ces objets qui se révèlent bien vite être de petites bombes. Au point de susciter une campagne de prévention avec une affiche présentant une main déchiquetée et ensanglantée, barrée du slogan "Mortier en main, des doigts en moins".

Des accidents de plus en plus courants

Selon Leparisien.fr, dans la nuit de dimanche à lundi, un adolescent de 14 ans a été grièvement blessé à la main, à Ivry (Val-de-Marne), en manipulant un mortier. Samedi soir, un jeune de 15 ans du Plessis-Trévise (Val-de-Marne) avant également eu un doigt arraché et tenant un mortier qui a explosé.

Dans la dernière lettre hebdomadaire de la préfecture de police, le professeur Alain Sautet, du service orthopédie de l’hôpital Saint-Antoine, estimait que le bilan de ces accidents est "en constante augmentation" d'année en année. La victime, soulignait-il, sera "handicapée à vie", ces blessures s'apparentant à des "plaies de guerre par engins explosifs" type mortiers, bazookas ou grenades.

Le 7 juillet, la police a saisi 825 kg d'engins pyrotechniques détenus illégalement lors d'un contrôle administratif dans deux magasins d'Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis.