Aucune excuse ou presque ne sera désormais acceptée. Depuis la rentrée de janvier 2013, les parents d'élèves d'Asnières (Hauts-de-Seine) doivent se soumettre à une nouvelle règle appliquée dans la trentaine de garderies, écoles primaires et centre de loisirs de la ville.
Ceux et celles qui arriveront après 18h45, soit un quart d'heure après la fermeture officielle des portes des établissements, devront payer une amende. Les deux premiers retards feront l'objet d'un rappel à l'ordre, le troisième sera sanctionné.

Plusieurs avertissements

Selon le maire PS d'Asnières, Sébastien Pietrasanta, la mesure a été prise après bien des avertissements à l'égard de "quelques parents", et "toujours les "mêmes". "Il ne s'agit pas de sanctionner les retards occasionnels dus à des perturbations dans les transports, des embouteillages ou d'autres aléas... Mais de rappeler à l'ordre ceux et celles qui n'hésitent pas à aller faire leurs courses jusqu'à 19h30 et qui ont déjà reçu de nombreuses lettres et courriers leur demandant d'être plus rigoureux... en vain."

9000 euros par an

Le maire socialiste rappelle que les animateurs des centres comme ceux qui gèrent les études ont eux aussi bien souvent des enfants à aller chercher ou des obligations personnelles en dehors de leurs heures de travail. "Depuis 2008, nous avons élargi les horaires des établissements gratuitement et ce, jusqu'à 18h30 au lieu de 18 heures. On ne peut pas faire une extension jusqu'à 21 heures quand même." 
L'élu ajoute que l'année dernière, le coût des retards a été de 9000 euros en paiement des heures supplémentaires. "Il ne s'agit pas de faire payer ces heures supplémentaires aux parents, ou de sanctionner financièrement des personnes en période de crise mais de faire prendre conscience à certains qu'il faut de la discipline et du respect" indique-t-il.

Une mesure expérimentale

Ainsi, après deux retards consécutifs de plus de 15 minutes, les parents devront donc désormais verser une amende comprise entre 1 à 10 euros par quart d’heure de retard. "Tous les maires peuvent faire la même chose. Légalement, il n'y a pas de problème, indique Sébastien Pietrasanta. Il suffit de modifier le règlement intérieur, après délibération en conseil municipal. Libre à chacun ensuite de fixer ses règles et le montant des amendes." 
Dans un an, la municipalité dressera un premier bilan pour voir si la mesure a porté ses fruits. D'ici là, d'autres édiles ainsi pourraient s'inspirer du procédé.