19H00 : Le déraillement du train a été causé par une pièce métallique, appelée "éclisse". Alors que les secours inspectent encore la carcasse du train, le trafic en gare de Paris-Austerlitz reste suspendu jusqu'à nouvel ordre. Il ne devrait reprendre "progressivement" que dans deux ou trois jours. Deux grues doivent déblayer les wagons "durant toute la nuit".

18H00 : Les grues tentent de soulever quatre wagons. Pendant ce temps-là les victimes ont été identifiées. Les six personnes décédées dans le déraillement du train vendredi soir, à Brétigny-sur-Orge, sont quatre hommes et deux femmes, âgés de 19 à 82 ans, selon la préfecture de l'Essonne (91). Parmi elles, figure un couple d'octogénaires qui serait originaire de Brétigny-sur-Orge, ainsi que trois hommes de 19, 23 et 60 ans et une jeune femme dont l'âge n'a pas été précisé, a ajouté une source proche de l'enquête.

17H30 : Alors que la polémique sur l'état du réseau ferré en France fait débat, François Hollande a abordé une seconde fois cette "tragédie" pour saluer le travail des secours.

16H00 : Jean-Paul Huchon n'écarte pas l'hypothèse "d'un acte de malveillance". Contacté par metronews, un membre du conseil régional d'Île de France conteste cette analyse. "Jean-Paul Huchon a me semble-t-il, parlé trop vite et certains médias reprennent cette idée sensationnaliste. Mais, comme la SNCF l'a bien expliqué, il semble que ce soit dû à une défaillance. Reste à trouver les responsabilités", a-t-il déclaré.

15H00 : Guillaume Pépy annonce que la SNCF va mettre en place des "dessertes de rabattement" pour pallier l'interruption du trafic.

14H30 : Deux grues soulèvent actuellement les wagons. Les autorités craignent de trouver de nouveaux corps.

13H30 : L'autopsie des corps est en cours. Quatre hommes et deux femmes âgés de 19 à 82 ans ont perdu la vie.(Préfecture de l'Essonne)

13h20 : Sur France 2, Guillaume Pepy s'explique. La ligne était-elle trop vétuste ? Le Président de la SNCF renvoie aux conclusions de l'enquête mais annonce la vérification immédiate "des 5 000 pièces" semblables à celles responsables du déraillement.

13H : Le bilan reste de 6 morts, 62 blessés dont 9 dans un état "très grave". Le train de la ligne Paris-Limoges doit être évacué dans la journée. Manuel Valls a promis "toute la vérité" pour les victimes et les secours. La piste de "la défaillance d'une pièce de métal" dans l'aiguillage est privilégiée.1 400 appels du numéro d'urgence mis en place par la SNCF ont par ailleurs été comptabilisés.

12H : Une minute de silence a été observée samedi à midi dans toutes les gares et les trains de France, en mémoire des victimes de la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge. Le déraillement d'un train à destination de Limoges a fait au moins six morts et 30 blessés, dont huit graves, vendredi, à Brétigny-sur-Orge.

"Une pièce défaillante à l'origine du déraillement"

11H30 : Les causes de l'accident ne sont pas encore confirmées. Trois enquêtes ayant été diligentées dans les heures suivant l'accident. Mais, lors d'une conférence de presse, la SNCF fait état d'une "pièce défaillante de l'aiguillage", qui serait à " l'origine du déraillement ". La pièce métallique, appelée éclisse, est "une sorte d'agrafe métallique" de "10 kilos environ" qui permet de relier deux rails.

"La SNCF se considère comme responsable : elle est responsable de la vie de ses clients", a déclaré Guillaume Pépy en conférence de presse. La compagnie a annoncé une campagne de vérification de tous les équipements similaires, près de 5 000 en tout, en place sur le reste de son réseau.

11H00 : Le bilan pourrait n'est pas encore arrêté. Pour l'heure, les secours doivent tenter de redresser, au moyen d'une grue, l'un des wagons renversés dans l'accident, et craignent de trouver de nouvelles victimes. Le Samu de Paris a par ailleurs expliqué que le pronostic était "réservé" pour deux des blessés graves. Certaines autopsies des corps retrouvés morts devraient débuté dans la journée.

"il n'y a pas eu de caillassages contre la police"

10H45 : Depuis vendredi soir, des journalistes et des policiers témoignent d'incidents entre jeunes et forces de l'ordre. Selon eux, la police et les pompiers ont dû faire face à des jets de pierres de la part de "bandes de jeunes". Contactée samedi par metronews, la préfecture de l'Essonne (91) dément cette information.

10H00 : Interrogé par RTL, le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, a exclu samedi, une erreur du personnel de la SNCF comme cause de l'accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge (Essonne), qui a coûté la vie à au moins six personnes et fait 30 blessés la veille.

"Heureusement le conducteur de la locomotive a eu des réflexes absolument extraordinaires en déclenchant l'alerte immédiatement, ce qui a évité la collision avec un train qui venait dans le sens inverse et qui aurait à quelques secondes (près) percuté les voitures qui déraillaient", a précisé Frédéric Cuvillier. "Donc ce n'est pas un problème humain", a-t-il certifié.

Le point sur le trafic : Aucun train ne circule ni au départ ni à l'arrivée de la gare de Paris-Austerlitz. "Si aucun train allant de la gare d'Austerlitz à Paris jusqu'à Orléans, Limoges ou Toulouse n'est censé être assuré pour le moment; un train au départ de la gare d'Austerlitz à direction de Toulouse via Limoges est parti ce samedi matin à 9h42. Il s'arrêtera dans toutes les gares. Désormais tous les trains affichés partiront après 20H", rapporte France Info.