Ce n'est pas la première fois que Bertrand Delanoë écarte une éventuelle entrée au gouvernement lorsqu'il aura définitivement quitté l'Hôtel de ville. Mais voilà, les rumeurs sont tenaces et le maire de Paris a tenu à repréciser son avenir politique après les élections municipales de mars 2014. "J'ai besoin de retrouver ma liberté, de vivre, de prendre du recul" a-t-il déclaré dans la matinale d'iTélé, écartant de fait exercer dans un proche avenir "des responsabilités politiques classiques". "Au bout de 13 ans (de mandat de maire de Paris), il faut prendre du recul pour voir loin" a poursuivi le maire de Paris.

50 millions d'euros d'économies à la mairie pour 2014

Et si François Hollande le supplie de rejoindre le gouvernement après le probable remaniement qui devrait suivre les municipales ? "La question ne se pose pas", a répondu Bertrand Delanoë, qui a ajouté toutefois que s'il peut donner "des coups de main ponctuels" à ses amis, il le fera "de bon coeur". Dans quels secteurs ? "Si je pouvais aider de jeunes créateurs, de jeunes artistes, de jeunes maires voire de jeunes patrons, ça me ferait plaisir" a-t-il conclu en ne précisant pas s'il souhaitait aussi aider les plus vieux.

Le maire de Paris est aussi revenu sur son relatif silence médiatique. "J'essaie de ne pas parler pour ne rien dire" a t-il déclaré, tout en réaffirmant son engagement "total" auprès de Anne Hidalgo, la candidate socialiste à sa succession. Bertrand Delanoë a d'ailleurs donné un coup de main à sa dauphine en expliquant qu'il avait demandé "au moins" 50 millions d'euros d'économies à son administration pour 2014. Au même moment, Anne Hidalgo était quant à elle interviewée sur France Inter pour un étonnant doublon médiatique.