Il était 8 heures ce lundi matin quand le directeur de l'école maternelle Gustave Doré, située 3, rue Gustave Doré (17e) a découvert les sept inscriptions. Dans une salle de classe, un pénis dessiné sur le mur. Dans une autre, un hibou avec le message "bonté divine". Sur le fond d'écran d'un ordinateur, un sexe d'homme réalisé en rouge grâce au logiciel Paint. Sur le trottoir, deux autres pénis. Sur le bureau d'une enseignante, le message : "Salut les pédés" signé "l'antisémite anonyme" avec une croix gammée...

Selon les premiers éléments de l'enquête, le ou les individus à l'origine de ces textes et dessins se seraient introduits dans la nuit de dimanche à lundi dans l'établissement. "Il n'est pas exclu qu'ils soient rentrés dans l'école ce week-end puisqu'il n'y avait personne" faisait savoir une source proche du dossier.

Relevé d'empreintes

Le directeur de l'école s'est de suite rendu au commissariat le plus proche lundi pour faire état des faits et déposer une plainte. "Des policiers sont venus dans l'école pour relever des indices et des empreintes. Tout a été ensuite retiré pour que les enfants ne voient pas ces horreurs " poursuivait la source proche du dossier.

La maire UMP du 17e arrondissement, Brigitte Kuster, a condamné "fermement ces actes". Anne Hidalgo, elle, a indiqué qu'elle souhaitait que "les auteurs des faits soient rapidement interpellés et sanctionnés". "Je tiens à également à assurer l’ensemble des personnels de la maternelle du soutien et de la confiance de la Ville de Paris" a ajouté la maire PS de Paris qui a dénoncé ces "graffitis antisémites et homophobes".

Pas la première fois

Selon nos informations, ça n'est pas la première fois qu'un individu s'introduit dans l'établissement. " Le personnel a déjà retrouvé des sexes d'homme dessinés dans l'école. Mais c'est la première fois qu'un message à caractère homophobe et antisémite est retrouvé " indiquait-on à la mairie du 17e. Il faut s'en inquiéter, d'autant que la communauté juive est importante dans notre arrondissement".

Aucune effraction n'a a priori été commise. "Tout laisse à penser que le ou les malfrats sont passés par une fenêtre qui était restée ouverte", précisait la source proche du dossier. La maire UMP du 17e a demandé dès lundi soir que "la mairie de Paris renforce la sécurité de ce bâtiment afin que ce type d’intrusion ne puisse plus se reproduire, et que la police fasse au plus vite la lumière sur cette triste affaire". On ignorait si un dispositif de sécurité spécifique serait ou non mis en place aux abords de l'établissement.