Des téléphones portables "reliés directement à une centrale d'urgence fonctionnant 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7". Le dispositif innovant expérimenté depuis 2009 par la région Ile-de-France pour les femmes "en très grand danger" va être étendu.

La région a annoncé jeudi qu'elle souhaitait "pérenniser" le dispositif, expérimenté depuis 2009 en Seine-Saint-Denis, "en doublant, sur Paris, le nombre de téléphones mis à disposition des femmes victimes de violences", soit une quarantaine de téléphones distribués.

Réservé aux femmes qui ont déposé plainte

Les téléphones sont attribués "sur décision du parquet" pour six mois renouvelables à des femmes qui ont subi des violences et qui ont porté plainte. Ils sont reliés à une plateforme Mondial Assistance, où des conseillers évaluent la situation et peuvent, le cas échéant, contacter la police.  En Seine-Saint-Denis, entre 2009 et 2012, 737 appels ont été passés et la police est intervenue 50 fois. Près de 10% des appels débouchent sur une intervention des secours.

La Région rappelle que le projet de loi-cadre présenté la semaine dernière en Conseil des ministres par la ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem prévoit une extension de ce dispositif au niveau nationale. Le département de l’Eure va expérimenter à compter du 1er septembre 2013 la mise à disposition de cinq téléphones portables d’alerte de ce type.

L'Ile-de-France a également annoncé jeudi la création d'un Observatoire régional des violences faites aux femmes, dont la mission sera justement d'améliorer les dispositifs de soutien aux victimes.