Quels sont les enjeux de l'ouverture de ce nom de domaine pour Paris ?
A partir du moment où les extensions s'ouvrent aux noms de villes, Paris se doit, comme New York, Londres ou Berlin, de maîtriser son territoire numérique. C'est un pari sur l'avenir car le développement de l'internet mobile implique des enjeux de proximité de plus en plus importants avec notamment la géolocalisation. Les extensions de villes s’inscrivent dans cette évolution. Aujourd’hui, les moteurs de recherche privilégient les noms de domaine en ".fr" quand les requêtes sont en français. Demain, si la requête s'effectue sur le territoire parisien, les noms de domaine en ".paris" seront sans doute mis en avant de la même manière.

Et pour les détenteurs ?
Les personnes qui acquièrent un nom de domaine en ".paris", notamment les entreprises, associent une marque prestigieuse : Paris, à leur activité. Au-delà de l'usage numérique, il y a tout une dimension marketing qui intéresse les marques. Désormais, elles pourront mettre sur leurs produits, leurs sacs, etc. ".paris" comme adresse web. Nous-même, à la Ville de Paris, nous allons
progressivement basculer nos adresses en ".paris".

Quelles retombées économiques directes cela représente-t-il pour la Ville ?
Nous nous sommes fixés l'objectif de 10.000 ouvertures de noms de domaine d'ici deux ans et plus d'un million d'euros de redevance pour la ville en 2015. Celle-ci, partagée avec l'Afnic, l'opérateur qui gère les noms de domaine, et les registrar (bureaux d'enregistrement des réservations de noms de domaine, ndlr), est progressive. C'est-à-dire que la part accordée à la Ville est susceptible d'augmenter de 40% à 60% en fonction du nombre de réservations.

Les entreprises ont déjà pu réserver leur ".paris". Quel bilan tirez-vous de cette première phase ?

A l'issue de cette phase de réservation prioritaire, qui vient de s'achever, 2000 noms de domaine ont été enregistrés. Nous avons doublé l'objectif que nous nous étions fixés, ce qui augure le succès de l'ouverture générale.