La manifestation s'est tenue dans le calme. Elle pourrait toutefois avoir des conséquences judiciaires. En effet, d'après France Info le parquet a été saisi après la publication de photos montrant un homme équipé d'un fusil d'assaut dans le cadre de la marche de soutien à la population de Gaza.

C'est le photographe de la radio qui a le premier noté ce fait très inhabituel dans un événement de ce type. Des images de l'AFP et de Sipa sont venues confirmer la présence d'une kalachnikov tenue par un homme en treillis militaire, qui ne se cachait ni des appareils photo ni des caméras. "A l’arrière du cortège, alors que plusieurs délégations ont déjà bien avancé sur le boulevard Montmartre, un camion s'arrête. C’est celui d'un collectif Cheick Yassine qui se livre à un simulacre d'exécution. Plusieurs enfants, allongés au sol, représentent les cadavres palestiniens et des bruitages de tirs sortent des enceintes", relate France Info sur son site Internet.

Vraie ou fausse arme ?

On ignore pour l'heure si le fusil en question est factice ou non. Il s'agirait au minimum d'une bonne imitation d'après Jean Huon, expert judiciaire en armement, interrogé par la radio : "L’agencement du canon et le chargeur cintré ressemblent aux Kalachnikovs AK47". Le port d'arme (même factice) est interdit dans les manifestations publiques. "C’est la première fois depuis plus de 40 ans que je m’intéresse à l’armement que je vois ça", assure l'expert.

Les services de renseignement ont été saisis pour tenter d'identifier l'homme qui porte l'arme, et tenter de le retrouver. Les bandes des caméras de la ville de Paris vont également être analysées, et le procureur de la République de Paris a été saisi. D'après L'Express, la préfecture de police de Paris indique qu'une "investigation va être menée sur la base des photos" mises en ligne. Elle indique par ailleurs qu'un "véhicule", soupçonné d'abriter la kalachnikov ou sa copie, a été contrôlé deux fois par les forces de l'ordre samedi sans qu'aucune arme n'y ait été retrouvée.