L'aménagement des berges de Seine peut se poursuivre. Le tribunal administratif de Paris a rejeté la requête déposée mi-décembre par cinq associations de riverains et le Medef Ile-de-France qui demandaient l'annulation du projet.

Selon la Ville de Paris, la justice a retenu "le caractère suffisant de l'étude d'impact (sur la circulation automobile, NDLR), la régularité de l'enquête publique, l'intérêt général du projet et l'absence d'atteinte au Plan de prévention des risques". Le tribunal administratif reconnaît même que le projet "contribuera à l'amélioration du cadre de vie des habitants et à l'animation et à la mise en valeur des berges de Seine, sans porter atteinte au caractère des lieux".

Pas d'effet notable sur le trafic

La justice indique en outre que l'aménagement contribuera "à la commodité des déplacements piétons et non motorisés" et qu'il aura "un impact positif sur la biodiversité et la continuité écologique en bords de Seine", selon la décision citée par la mairie. Enfin, le tribunal estime que l'allongement du temps de parcours qui découle des nouveaux aménagements sur la berge basse de la rive gauche "n'est pas de nature à causer de graves perturbations au trafic automobile dans Paris". L'aménagement des berges de Seine peut donc se poursuivre jusqu'au printemps, avec l'inauguration prévue de plus de quatre hectares entre le musée d'Orsay et le pont de l'Alma.

La droite parisienne et plusieurs associations dénoncent toujours les conséquences de la fermeture de la rive gauche sur la circulation dans Paris, ainsi que sur les déplacements des banlieusards. "Nous avons écrit en sens au ministre de l'Intérieur Manuel Valls, qui semble partager notre position, précise Jean-François Legaret, patron de l'UMP parisienne. Cet aménagement nous paraît injustifié, mal préparé et mis en place sans vraie concertation."