La RATP fait volte-face, au grand bonheur des développeurs et des entrepreneurs. Ceux-ci vont désormais pouvoir utiliser librement son plan et d'autres données (géolocalisation, qualité de l'air,...) que l'entreprise refusait de transmettre, au nom de la propriété intellectuelle.
Jusqu'à présent, la RATP refusait de mettre à disposition ses données et avait même menacé de poursuites l'application CheckMyMetro qui proposait aux utilisateurs de signaler les incidents sur le réseau francilien. A compter d'aujourd'hui, les informations de la RATP vont pouvoir être exploitée librement et permettre aux développeurs de créer de nouveaux services mobiles et applications plus innovantes.
L'open Data propice à l'innovation
La RATP va rendre accessible, outre son plan de métro, les positions géographiques de stations, les données de la qualité de l'air ou même la liste des commerces de proximités du métro. Une façon pour l'entreprise de "participer à la modernisation des services publics" et d'être en "phase avec les enjeux du XXIème siècle".
C'est une victoire pour Benjamin Suchar, fondateur de la start-up CheckMyMetro : "Devant la mobilisation, la RATP a compris l'incroyable opportunité que représentait l'open data pour ses usagers en s'alliant avec l'écosystème de développeurs et d'entrepreneurs". L'application permet aux utilisateurs de partager des informations utiles et divertissantes sur leurs trajets de métro ( localisation de musiciens insolites, incidents etc...).
Les horaires pas encore accessibles
Tous s'accordent à saluer cette belle avancée, mais certaines données restent encore sous scellé, comme les horaires des métros en temps réel. La start-up encourage la RATP à poursuivre ses efforts dans le sens de l'innovation et de la transparence pour les usagers. Mais la régie promet "une ouverture progressive (…) relatives au réseau de transports francilien."
Les données sont déjà publiées sur le site data.gouv.fr sous la licence libre Etalab initiée par l'Etat français.
















.jpg)


