Est-ce la fin du feuilleton judiciaire de Draveil (Essonne) ? La justice, en tout cas, semble en prendre le chemin. Ce mercredi après-midi, le parquet a requis un non-lieu dans l'affaire de viols dans laquelle Georges Tron était poursuivi. Le maire de Draveil avait été mis en examen le 22 juin 2011 pour "viols et agressions sexuelles en réunion et par personne ayant autorité". Le parquet a également requis un non lieu pour son adjointe à la culture, Brigitte Gruel.

L'affaire avait conduit Georges Tron à démissionner de son poste de secrétaire d'État à la Fonction publique en mai 2011. En juin 2012, il a perdu son siège de député, ravi par le socialiste Thierry Mandon. M. Tron, président départemental de l'UMP, reste maire de Draveil, et devrait être réinvesti par son parti pour les élections municipales de 2014.

Tron : "les juges décideront in fine"

Contacté par Metro, Georges Tron a refusé de s'exprimer mais a tout de même précisé : "je garde la même logique depuis le 24 mai 2011 à 17h27, je refuse de médiatiser cette absurdité". Pour l'ex-ministre UMP, "le Parquet a pris la décision qu'il croit être la bonne, les juges décideront in fine. J'attends".

Les deux juges d'instruction en charge de ce dossier à Évry devront désormais prendre leur décision, en suivant ou non les réquisitions du parquet : ils peuvent ordonner un procès, devant une cour d'assises ou devant un tribunal correctionnel, ou décider d'un non-lieu. L'enquête aura en tout, duré un an.

Il y a un mois, les deux plaignantes avaient de nouveau porté plainte contre le maire de Draveil, via leurs avocats, pour subornation de témoins durant la procédure.