Le tribunal correctionnel de Bobigny a relaxé jeudi l'ex-ministre UMP Eric Raoult, maire du Raincy (Seine-Saint-Denis), qui était poursuivi pour des violences sur sa femme dont il est aujourd'hui séparé.

Le premier vice-président du tribunal, Jean-Pierre Ménabé, a prononcé "la relaxe de Raoult Eric des fins de la poursuite". Le parquet avait réclamé, le 7 février, une peine "à valeur d'avertissement" de trois mois de prison avec sursis à l'encontre de M. Raoult, estimant disposer d'"éléments probants" sur la culpabilité de l'élu.

"Simples disputes"

"Même si je suis taillé comme une brute, je ne suis pas une brute", a immédiatement réagi, avec un grand sourire, l'ancien ministre de la Ville (1995-1997), au côté de son avocate, Me Caroline Toby.

Lors de l'audience du 7 février, le maire du Raincy avait nié toute violence physique sur sa femme. "Je n'ai jamais, jamais porté la main sur mon épouse", avait assuré l'élu de 57 ans. "Oui, il y a eu des insultes. Mais je ne l'ai pas frappée", avait-il ajouté, évoquant de simples "disputes". Invitée à la barre, Corinne Raoult, avait à la surprise générale minimisé les accusations portées contre son mari, revenant sur certaines déclarations faites durant l'enquête.