Un "breakfast" à l'américaine pour 59 euros ou un petit-déjeuner "Ritz Paris", coupe de champagne incluse, à 69 euros. Demain matin, les cuisines du Ritz vont fonctionner une dernière fois avant la fermeture pour deux ans du célèbre hôtel parisien. Malheureusement pour les amateurs, impossible de prendre son petit-déjeuner aux cotés des personnes les plus riches de la planète sans avoir passé la nuit dans le célèbre établissement. A partir de 850 euros, "il reste encore quelques chambres", précise la direction de l'hôtel, qui annonce que "de nombreux fidèles ont prévu de venir passer leur dernière nuit au Ritz".
Pas de faste, ni de célébration "ça va se faire en toute confidentialité", précise la direction, qui a cependant prévu un menu spécial fermeture - déjà complet - pour ce mardi soir. Pour 240 euros, les clients pourront déguster homard, foie gras, caviar et bien sûr pêche Melba "Ritz 2012", le dessert inventé par Escoffier, le premier chef de l'hôtel.
Objectif : décrocher la mention "palace"
Pendant 27 mois, l'hôtel, propriété du milliardaire égyptien Mohamed Al-Fayed, va subir de profondes transformations. Le chantier, décroché par Bouygues Ile-de-France, prévoit notamment la création d'un nouveau restaurant d'été avec une verrière mobile, de nouvelles suites et l'intégration de technologies de pointe. La décoration sera également entièrement repensée. Seules la façade et la toiture, classées au titre des "monuments historiques", ainsi que la suite impériale, reproduction exacte de la chambre de Marie-Antoinette à Versailles, ne seront pas touchées.
Objectif : décrocher la distinction "palace", créée en 2010, qui avait échappé à l'établissement 5 étoiles de la place Vendôme. Le chantier, qui va durer jusqu'à la fin de l'été 2014, va coûter 140 millions d'euros et mobiliser plus de 600 salariés.
Un plan social avantageux
Sur les 500 salariés de l'hôtel, 470 vont se retrouver au chômage technique. Mais après sept mois de négociations, les syndicats ont obtenu un plan social très avantageux pour eux. Ces derniers ont pu choisir entre départ volontaire ou licenciement économique.
Pour certains employés, qui travaillent depuis vingt ans au Ritz, les indemnités vont avoisiner les 90.000 euros. Dans Le Parisien, Marie-Jo Duval, déléguée Unsa salue "un exemple de ce que l'on peut faire de mieux sur le plan humain". Ces derniers pourront également revenir travailler dans l'hôtel à la fin des travaux s'ils le désirent.














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