1h30. C’est le temps moyen que les Franciliens passent, ou perdent c’est selon, chaque jour à se déplacer en utilisant les transports en commun, rapporte Ixxi, ce jeudi, une filiale à 100 % de la RATP. Pour arriver à ce chiffre, cette dernière a analysé 1,2 million de recherche faites sur le site ratp.fr et, via l’application pour smartphone de la régie, au mois de mars dernier.

Si l’étude ne fait pas de grandes révélations, elle montre très précisément le temps passé à attendre, à voyager et à marcher. Ainsi, derrière ce chiffre se cachent de nombreuses disparités. Assez logiquement, Parisiens et non-Parisiens ne sont pas logés à la même enseigne, loin de là. Là où les premiers se déplaçant quotidiennement de leur domicile à leur lieu de travail mettront, porte-à-porte, une petite trentaine de minutes, ceux qui se déplacent de banlieue à banlieue mettront près du double ; 54 minutes pour être précis. A l'échelle de l'Ile-de-France, le temps moyen aller-retour consacré aux déplacements est de 86 minutes, aller-retour.

Plus d'attente et plus de temps de transport en banlieue

Et le temps de déplacement ne se compose pas de la même façon. Ceux qui voyagent dans Paris intra-muros passent la moitié de ce temps à se déplacer effectivement, que ce soit en métro, en bus ou en tram. Le reste du temps est composé de marche, au 2/3, pour rallier la station depuis chez vous, et d’attente. Outre-périphérique, les voyageurs restent plus longtemps dans les transports et attendent davantage. Malgré ces différences, Pascal Auzannet, le président de la filialle, note que "les temps de déplacements sont stables depuis plusieurs années".

Autre enseignement de cette étude, qualifiée par le président d'Ixxi de "première, sous cette forme, en Ile-de-France et en France" : les parcours en bus sont souvent moins longs que ceux réalisés par un mode ferré (métro, RER, tramway). “Cela montre que le bus est préféré pour des trajets plus courts, bien que le temps d’attente soit plus long" souligne l’étude. Des chiffres qu’il faut nuancer sur au moins un point : en effet, le calculateur de trajet de la RATP donne des temps "optimisés”. En réalité les usagers attendent souvent un peu plus qu’annoncé, surtout le week-end.