Pas de trêve hivernale pour les mal-logés de l'association Droit au logement (DAL). Quelques dizaines de militants ont réinstallé jeudi leur campement sur la place de la République, à Paris (10e et 11e arrondissements) pour dénoncer la situation des mal-logés. Il y a dix jours, ils avaient été évacués de la même place par les forces de l'ordre dans des conditions qu'ils avaient dénoncées.

Des négociations avaient démarré avec le ministère du Logement, mais "depuis dix jours, c'est bloqué", a déclaré à l'AFP le porte-parole, Jean-Baptiste Eyraud. "Avec l'approche de l'hiver, des solutions de relogements se font d'autant plus urgentes, nous demandons la reprise des négociations", insiste le DAL dans un communiqué.

29 familles récemment expulsées

L'association a déposé une demande de manifestation allant de jeudi jusqu'au 7 novembre. La préfecture de police a refusé, mais le tribunal administratif, saisi par le DAL en référé, a donné raison aux manifestants, a précisé selon Jean-Baptiste Eyraud. "Les policiers sont partis, nous allons passer la nuit là", et "jusqu'à ce que les négociations reprennent", a-t-il dit.

Les militants dénoncent également les expulsions locatives qui se sont accentuées, selon eux, juste avant la trêve qui débutait jeudi soir et se poursuit jusqu'au mois de mars. Le DAL cite entre autres cas celui de 29 familles, composées notamment de femmes enceintes et d'enfants scolarisés à proximité, expulsées le 22 octobre d'un squat à Montreuil, "sans relogement ni hébergement".