Ils ne veulent rien lâcher dans leur guerre contre les véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC). Après deux jours de manifestations et de blocages, notamment aux aéroports franciliens, les chauffeurs de taxi ont décidé mardi en fin d'après-midi de poursuivre leur grève en appelant à un mouvement reconductible.

Les syndicats de taxis parisiens, qui dénoncent une concurrence jugée "déloyale", ont lancé un nouvel appel à la grève sous forme d'ultimatum. L'intersyndicale entend poursuivre le mouvement "jusqu'à l'arrêt des immatriculations de VTC".

Des blocages "en tous lieux et à tout moment"

Après un lundi marqué par des blocages et une opération de "blocage" du périphérique nord dans la nuit de lundi à mardi, les taxis ont poursuivi des actions sporadiques dans la région. Vers 17 heures, près de 200 voitures bloquaient encore l'accès aux sorties ouest et sud de l'aéroport d'Orly. A l'aéroport de Roissy, 150 taxis ont entravé pendant plusieurs heures leur "base arrière" avant de défiler dans l'après-midi sur l'autoroute A1.

L'intersyndicale soutient dans un communiqué "toute action défendant la profession", en "tous lieux et à tous moments".