Une présentation sobre, presque discrète, loin des bruyants lancements de campagne d'Anne Hidalgo (PS) et de Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP). Mardi matin, dans l'enceinte du Grand Parquet, une salle de spectacles "créée" par les écologistes rue d'Aubervilliers (18e), le candidat des écologistes Christophe Najdovski a imprimé le style Europe Ecologie-Les Verts (EELV) pour les municipales à Paris. Entouré des vingt têtes de listes d'arrondissements (dix hommes, dix femmes), il a vanté le "sérieux", "l'expérience" et le renouvellement de ses équipes dont le benjamin, Jonathan Sorel (27 ans), conduira la liste dans le 9e.

Les écologistes parisiens en ont donc fini avec le feu des projecteurs et renouent avec leur pratiques politiques. Oubliés, les lunettes rouges et les propos fracassants d'Eva Joly, candidate à la présidentielle en 2012. Oubliée, Cécile Duflot, la médiatique ministre du Logement qui a récemment écarté l'idée de briguer la mairie de Paris et dont le nom n'a pas été cité une seule fois mardi. "Nous ne croyons pas à l'homme ou à la femme providentielle. Nous comptons sur les larges compétences de cette équipe", tranche Célia Blauel, 31 ans, tête de liste dans le 14e arrondissement. 

"Un nouveau cycle politique"

Au risque de disparaître totalement dans une campagne polarisée sur Anne Hidalgo et sa rivale NKM ? "L'actuel maire de Paris ne se représentera pas en mars 2014. Nous entrons dans un nouveau cycle politique, veut croire Christophe Najdovski. Nous pouvons aller plus loin et un changement de cap est possible."

A défaut de vedettariat, les écologistes misent donc, pour "faire de Paris la capitale mondiale de l'écologie en 2020", sur la proximité avec les Parisiens. Une plateforme "collaborative et citoyenne" devra faire émerger un programme d'ici à l'automne. Et permettre de convaincre que la véritable écologie n'est pas celle des socialistes ni de la droite.