Attaquée par la droite pour sa gestion des incidents autour des festivités du PSG lundi, la préfecture de police (PP) contre-attaque. Claude Goasguen, le maire du 16e arrondissement où était prévu la remise du trophée de champion de France, avait été l'un des premiers à dénoncer la faillite des autorités. Or, selon des documents consultés par l'AFP, la mairie avait été consultée le 7 mai, comme il est d'usage, par les services de la PP qui autorise, ou non, ce genre de rassemblement et le prépare en amont.

Avis favorable de la mairie le 7 mai

La mairie avait été avisée par la PP des dispositions techniques prévues pour la remise du Trophée de Champion de France de ligue 1 au PSG place du Trocadéro le lundi suivant. Un podium était prévu sur le trottoir du Trocadéro et une zone médias dans le square du Trocadéro, est-il précisé dans ces documents. Ce à quoi un collaborateur direct du député-maire avait répondu, toujours le 7 mai, par un "avis favorable en ce qui nous concerne".

Lundi soir, après les incidents survenus sur cette place, M. Goasguen a écrit dans un communiqué que "la sécurité des personnes, des supporteurs, des joueurs et des journalistes n'a pas été assurée". Il a dénoncé la "responsabilité du ministre de l'Intérieur" Manuel Valls qui "est totale" et "doit être assumée". Lors des questions d'actualité de mardi, le député a accusé le ministre de l'Intérieur de fuir ses responsabilités, ce à quoi ce dernier a répondu que "l'ordre a changé de camp". "Vous êtes pour le désordre, ici c'est l'ordre républicain", a ajouté M. Valls à son adresse lui reprochant notamment "d'avoir choisi la rue contre le Parlement lors des manifestations contre le mariage pour tous".