"Toilettes publiques, entrées d'immeuble, parkings souterrains, cabines téléphoniques, couloirs de l'hôpital Lariboisière, les lieux de shoot dans le 10e ils existent, et malheureusement il y en a plein". Pour Rémi Féraud, le feu vert de Matignon pour l'ouverture d'une salle de consommation de drogue "à moindre risque avec un encadrement médical" est une "excellente nouvelle". L'élu l'affirme, il "sait de quoi il parle". "Près de la gare du Nord, près de la gare de l'Est, Jardin Villemin, les toxicomanes dans le 10e, il y en a des centaines, ce n'est pas un secret" poursuit l'élu.

Un bienfait pour les toxicomanes et les riverains

L'édile, qui n'a jamais caché son intérêt pour accueillir une potentielle salle de consommation de drogue, donne ses motivations. "D'abord , les toxicomanes rencontrent un grave problème de santé publique, explique l'élu PS.  Par ailleurs, la tranquillité des riverains comme des passants est clairement perturbée dans le périmètre situé entre les quartiers de la gare du Nord, de la Chapelle et de Barbès du fait notamment de la présence de consommateurs de drogue livrés à eux-mêmes. Enfin, l'expérience de salles de consommation dans d'autres villes d'Europe été particulièrement concluante pour les usagers, comme pour les habitants".

Rémi Féraud, qui espère vivement que cette salle expérimentale ouvrira d'ici l'été prochain, indique que des locaux de la SNCF dans son arrondissement susciteraient déjà beaucoup d'intérêt. "Nous avons besoin que la SNCF nous aide car elle a beaucoup d'emprise sur ce quartier, poursuit l'élu. C'est clairement aux alentours de la gare du Nord, à proximité du 18e que cette première salle doit ouvrir. Si l'expérience est concluante, il faudra qu'elle soit déclinée dans d'autres arrondissements".