Elle s'appelle Nelly, et vous ne la verrez probablement jamais. Cette voix féminine, des milliers de Franciliens qui prennent la ligne 1 du métro l'entendent chaque jour. "Saint-Paul", "Châtelet", "Concorde", c'est elle qui annonce le nom des stations. Comme Nelly, ancienne conductrice de la 1, une dizaine d'agents RATP ainsi que quelques comédiens font les voix du réseau.
Des critères indispensables
Comme pour les couleurs, à chaque ligne sa voix. Les bus ont été les premiers équipés, dans les années 80. Ont suivi le T1 en 1992, le T2 en 1997, la ligne 14 en 1998 , puis les lignes 1, 2, 3, et 13. Le système est en cours d'installation sur la 4. Et bientôt, ce sera la 9. "Le système est mis en place en fonction du renouvellement des trains, précise Song Phanekham, responsable de l’Identité Sonore et visuelle à la RATP. Il faut des voix qui soient calmes, apaisantes et articulées. Il faut aussi que la personne sache faire une voix ascendante et descente pour la double annonce du nom des stations permettant aux voyageurs, s'il ne l'a pas compris une première fois, de la réentendre".
Une régie pro-féministe?
Au départ, la régie privilégiait les femmes dont la voix aigüe était, selon des experts, plus audible dans un environnement bruyant tel que celui du métro. Fini le sexisme, les voix masculines sont aujourd'hui "acceptées". "Pour les malvoyants notamment, une voix d'homme est maintenant utilisée dans un sens, une voix de femme dans l'autre, précise Song Phanekham. Nous essayons de faire au mieux. Parfois même, en poésie. Avez-vous remarqué que le célèbre"Attention à la marche en descendant du train" est un alexandrin"? Non certainement, comme beaucoup de voyageurs".















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