Il était 18h45 quand deux hommes armés ont braqué un stand bijouterie du Printemps-Haussmann sous l'œil des nombreux clients encore présents. Une heure quinze avant la fermeture du grand magasin, les employés du Printemps-Haussmann ont ainsi vu débarquer  les deux malfaiteurs munis d'armes de poing dont ils n'ont pas fait usage.

Un spécialiste des diamants

Sous la menace de leurs armes, les malfrats qui n'étaient pas encagoulés se sont fait remettre plusieurs bijoux de grande valeur avant de prendre la fuite. Le butin était estimé dans la soirée à deux à trois millions d'euros.

Selon nos informations, c'est le stand de la bijouterie De Beers, spécialiste des diamants depuis plus d'un siècle, qui aurait été braqué. Contactés par téléphone, les employés du célèbre joailler toujours sur place n'ont pas souhaité nous répondre.

Des voleurs bien renseignés

Sous couvert d’anonymat, un employé raconte à l’AFP que ces deux hommes, équipés de gilets pare-balles, ont demandé à une vendeuse de la bijouterie d’ouvrir les vitrines. Ils se sont emparés du contenu de deux vitrines, a précisé ce témoin.

Ils sont ensuite sortis en passant par un escalier de service à l’arrière du magasin, ce qui pourrait accréditer la thèse selon laquelle ils étaient bien renseignés. L'enquête a été confiée à la Brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne.

Manque de sécurité ?

"Le problème des grands magasins, c’est que, par principe, il y a beaucoup plus de flux que dans une boutique qui a pignon sur rue, avec une gâche de sécurité", analyse pour l’AFP Doron Levy, spécialiste de la sécurité des bijouteries et auteur de Braquages: actualité, évolution, riposte (Editions du CNRS). "L’année dernière, il y a eu deux autres maisons touchées comme ça dans des grands magasins", ajoute le chercheur.

Le braquage du Printemps-Haussmann intervient après la spectaculaire attaque survenue lundi soir en Belgique, où des hommes lourdement armés et déguisés en policiers ont dérobé 50 millions de dollars de diamants sur le tarmac de l'aéroport de Bruxelles, dans une opération qui a duré cinq minutes.