On ne plaisante pas avec Isabelle Balkany. Mardi soir, une heure avant que Le Monde révèle qu'une information judiciaire avait été ouverte vendredi pour "blanchiment de fraude fiscale" contre le couple Balkany, un jeune homme est contacté par le commissariat de Levallois-Perret.

La raison ? Une convocation, ce jeudi à 16 heures, pour un motif inconnu... ou presque. Si les policiers ont refusé de préciser leurs motivations par téléphone, Mehdi M., 21 ans, a fait l'objet d'une plainte de la part de la femme de l'édile de la ville des Hauts-de-Seine. Celle-ci n'a pas apprécié que notre individu utilise sur Twitter, de façon ironique, une photo d'elle comme image de profil depuis le 27 novembre dernier.

Les menaces semblaient factices

Ce jour-là déjà, @ibalkany avait aussitôt menacé @MarcelinDchmps (le nom d'utilisateur de Mehdi M., ndlr) de porter plainte s'il ne retirait pas la photo "dans les deux heures". "Les menaces n'avaient pas l'air sérieuses" explique-t-il. Et pourtant.

"C'est une histoire de corne-culs ! Ce mec, que je ne connais pas, je lui demande de retirer ma photo à plusieurs reprises et il la laisse. Je ne sais pas pourquoi il fait ça... Je suis une femme d'un certain âge, pas une actrice... C'est une gaminerie mais il y a quand même usurpation d'identité ! Et atteinte à mon droit à l'image ! J'ai porté plainte il y a une dizaine de jours. Je suis allé au commissariat avec des captures écran, ça m'a pris dix minutes... Maintenant, tant pis pour lui", a rétorqué Isabelle Balkany à metronews.

Sur le site de microblogging, un mouvement de solidarité autour du "hashtag" #MehdiGate a vu le jour et plusieurs "twittos" ont décidé, comme marque de soutien, de se servir à leur tour de la photo incriminée.

De son côté, Mehdi a assuré qu'il ferait un compte-rendu public de son entrevue avec la police.