La bataille ne fait que commencer. L'acteur et humoriste américain Bill Cosby a fait appel de la décision de justice qui validait les poursuites pénales pour agression sexuelle à son encontre, ce vendredi 12 février. Cet appel pourrait repousser l'audience préliminaire du procès pour agression sexuelle fixée au 8 mars prochain.

Le 3 février dernier, Bill Cosby réclamait l'abandon des poursuites engagées contre lui et que le procureur Kevin Steele qui mène l'affaire, soit écarté. Mais le juge Steven O'Neill avait balayé ce recours, ouvrant ainsi la voie à un très probable procès pour agression sexuelle.

L'affaire Andrea Constand au cœur des recours

Bill Cosby n'encourt pourtant aucune peine d'emprisonnement en raison des procédures qui se déroulent devant des juridictions civiles. Mis en cause depuis des mois, l'acteur a été inculpé le 30 décembre 2015 d'agression sexuelle aggravée sur la personne d'Andrea Constand, en 2004. Se pensant à l'abri de poursuites, Bill Cosby avait accepté cette même année d'être interrogé dans le cadre d'une procédure civile.

À LIRE AUSSI >> Bill Cosby ne pourra éviter les poursuites au pénal

Se sentant à l'abri de toutes poursuites à l'époque, il avait reconnu avoir donné une pilule à Andrea Constand, puis avoir caressé sa poitrine et s'être livré à des attouchements sexuels. Il affirmait que cette relation était consentie et que la jeune femme n'avait jamais manifesté son opposition. Selon ses avocats, ces déclarations faisaient l'objet d'un engagement pris par le procureur de l'époque de ne pas poursuivre Cosby pour cette affaire.

Un engagement verbal au centre des procédures

Or, douze ans plus tard, ce sont ces éléments que le procureur du comté de Montgomery en Pennsylvanie, Kevin Steele entend utiliser pour mener Bill Cosby jusqu'à un procès.
Au terme de deux journées d'audience qui se sont tenues les 2 et 3 février, le juge Steven O'Neill avait refusé de suivre la ligne des avocats de Bill Cosby.

Ces derniers affirmaient que poursuivre Cosby sur la base de ces révélations, était une violation d'un engagement pris par l'un des précédents procureurs de Montgomery, Bruce Castor. Lors d'une précédente audience, Castor avait fait état, de l'existence de cette promesse, mais elle n'a jamais été formalisée par écrit et les avocats de la victime n'en ont jamais été informés.

EN SAVOIR +

>> L'affaire Andrea Constand 

>> Affaire Cosby : la guerre des avocats est lancée