Actuellement à Los Angeles, où il enregistre un nouvel album, Johnny Hallyday a dû jeter un oeil sur ce qui se passait en Suisse ce week-end. Dans les cantons de Bâle-campagne et de Berne, les citoyens étaient appelés à se prononcer sur l'alourdissement ou non de la fiscalité des plus riches, et notamment celle des fortunés exilés étrangers.

Et si, dans le premier cas, le forfait fiscal a été aboli, dans le second, où se situe la très select station de ski de Gstaad, des résidents de prestige comme Johnny Hallyday ou Roman Polanski peuvent respirer : A plus de 66%, les électeurs locaux, considérant les riches étrangers comme un "facteur économique non négligeable", ont décidé de conserver le système actuel. Toutefois, ils ont décidé de fixer à 400.000 francs suisses (330.000 euros) le revenu minimum permettant de bénéficier de cette mesure fiscale des plus avantageuses.

Concrètement, grâce au forfait fiscal, le rocker préféré des Français, qui possède un chalet à Gstadd depuis 2006, a payé 700.000 francs suisses d'impôts sur 6,3 millions de francs suisses déclarés, a calculé le journal suisse Le Matin. Plus globalement, selon l'administration fiscale helvétique, près de 5.500 "réfugiés fiscaux" sont protégés par un tel dispositif à travers tout le pays. Sur les 26 cantons, seuls cinq ont décidé d'abolir le forfait fiscal.