Dernier hommage à Gérard de Villiers. L'auteur de la série d'espionnage SAS est mort la semaine dernière à l'âge de 83 ans des suites d'un cancer. Quelques personnalités politiques comme Marine Le Pen, Patrick Balkany et Valéry Giscard d'Estaing se sont rendus à l’église Saint-Honoré d’Eylau, dans le XVIe arrondissement de Paris, pour saluer sa mémoire.

Quatre amis de l'écrivain ont tenu à lui rendre hommage. Ivan Barbot, ancien patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST) et d’Interpol a salué la mémoire d’un "conteur prodigieusement fécond", un homme "à la fois sommaire et complexe”. Le journaliste du Figaro Renaud Girard, ami de longue date, a souligné son goût "de camper des personnages auxquels on finissait par croire, son goût du travail bien fait et sa passion du langage clair".

L'absence remarquée de sa veuve

La cérémonie s’est déroulée en l’absence de deux proches de Gérard de Villiers : sa veuve Christine dont il était séparé depuis plusieurs années et son petit-fils Marc-Antoine Adam de Villiers, mis en examen mi-octobre pour une escroquerie à la Madoff et en détention provisoire à Lyon. "Gérard a eu une vie compliquée, a lâchée la dernière épouse du romancier dans Le Parisien. Il ne s’est jamais séparé de moi. Je n’assiste pas à ses obsèques car c’est une mascarade."

Les romans SAS (pour “son altesse sérénissime” le prince Malko Linge, héros de la série, un aristocrate autrichien désargenté pigiste de la CIA) ont été écoulés à près de 150 millions d’exemplaires dans le monde. La Vengeance du Kremlin, 200e et dernier opus de la saga, est paru début octobre. Ces polars sulfureux mêlent géopolitique et exotisme, scènes de sexe hard, violences et tortures.