A J-moins 5 du premier tour de l'élection présidentielle, le président était l'invité spécial de la matinale de France Inter. Il y a été interrogé sur de nombreux dossiers. Notamment la vente non actée d'une centrale nucléaire au colonel Kadhafi. "Il n'a jamais été question de vendre une centrale à monsieur Kadhafi. S'il y a bien dans le monde un chef d'Etat qui n'a pas frayé avec monsieur Kadhafi, et est responsable de son départ et de ce qui lui est arrivé, je pense peut-être que c'est moi", s'est défendu Nicolas Sarkozy.
"Un mensonge éhonté"
Dans un livre paru récemment, l'ex-présidente d'Areva affirme que les négociations ont duré jusqu'à l'été 2010. Selon elle, Nicolas Sarkozy avait indiqué à la Libye être prêt à fournir des technologies nucléaires civiles, à l'issue de la signature d'un projet de coopération dans les "applications pacifiques de l'énergie nucléaire", consultable dans un document disponible sur la Toile. "Un message éhonté", s'insurge le candidat de l'UMP.
Les relations entre Paris et Tripoli avaient pourtant connu d'autres développements avec la signature d'accords sur d'autres thèmes. Ainsi, le 11 juin 2010, un décret a été signé, signifiant un "accord de coopération en matière de sécurité et de lutte contre la criminalité organisée". Concernant le dossier nucléaire, le projet a pris de l'ampleur au cours du quinquennat, avec la signature d'un "partenariat stratégique" signé par Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, le 21 octobre 2010, à Tripoli. Cet accord prévoit à ce moment de futures négociations, et cela, moins d'un an avant la chute du régime de Kadhafi avec la participation active de la France au sein de la coalition internationale.


























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