C'est un peu le souci de savoir que son vote va être connu. Polémique naissante quelques jours avant la cérémonie du 60e Ballon d'or, qui a sacré Lionel Messi pour la cinquième fois de sa carrière, beaucoup se demandent en effet si le fait de dévoiler le scrutin des votants ne biaise pas le résultat. Car imaginez que Cristiano Ronaldo s'aperçoive que son sélectionneur Fernando Santos n'a pas voté pour lui mais pour la concurrence... C'est d'ailleurs ce qu'a fait le journaliste portugais Joaquim Rita, qui a donné sa voix à Messi. Mais là, aucun risque de mettre la pagaille dans le vestiaire.

Lloris et Deschamps n'ont pas mis Benzema ou Pogba sur le podium...

Alors, comme prévu, c'est surtout un vote corporatiste que l'on observe lorsque l'on regarde à la loupe la longue liste (16 pages) des 624 votants. La règle : on choisit ses coéquipiers ou ses compatriotes pour composer son podium (lorsqu'il fallait départager 23 joueurs). Ainsi, CR7 a voté pour son copain du Real Karim Benzema, suivi des autres potes de vestiaires James Rodríguez et Gareth Bale. De son côté, "La Pulga", qui ne pouvait pas se permettre de céder le passage à Ronaldo une 3e fois, a fait des choix 100 % blaugranas : 1. Luis Suarez, 2. Neymar et 3. Andrés Iniesta. Neymar a fait de même, votant pour Messi, Suarez et Rakitic. 

EN SAVOIR + >> Ballon d'or 2015 : les votes les plus ingrats, les plus farfelus 

Il n'y a qu'en France, ou presque, qu'on ne la joue pas du tout corporate, puisque ni Hugo Lloris (qui a choisi Messi) ni Didier Deschamps (qui a préféré Ronaldo) n'ont mis Benzema ou Paul Pogba dans leur Top 3... Tous deux d'ailleurs imités par le rédacteur en chef de France Football, Gérard Ejnes (Messi/Ronaldo/Suarez). A noter que du côté de l'Espagne, où le vote patriote est écrasé par la surdomination de Messi et Ronaldo sur la Liga, Iker Casillas, le capitaine de la Roja (et ancien coéquipier de Cristiano Ronaldo au Real Madrid), n'a tout simplement pas eu le temps de participer à l'élection car sa Fédération lui a envoyé le formulaire dans un délai trop serré. Bon, disons-le tout de go, l'écart est tel entre Messi et CR7 qu'une voix n'aurait pas fait la différence. 

À LIRE AUSSI
>> Revivez le cinquième sacre de Messi
>> Retrouvez ici toute l'actu sport de metronews