Marseille a tout mis, dimanche soir, pour enfin faire chuter le Paris Saint-Germain cette saison en Championnat. De l'agressivité dans les duels, et dans le bon sens du terme, pour empêcher son adversaire de jouer à sa guise. De la créativité offensive, à l'image de Nkoudou et Cabella, buteur. De la solidité avec un duo Diarra-Isla impérial au milieu. ''On s'est fait bouger'', a estimé Laurent Blanc, l'entraîneur parisien, ''pas habitué à ce que l'équipe adverse développe son jeu''. ''Ils ont fait un très bon match et on n'était pas au top, reconnaissait Blaise Matuidi. Aujourd'hui, il faut les féliciter.''

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Et pourtant, à la fin, c'est le PSG qui gagne, comme toujours ou presque en Ligue 1. Le but de Di Maria (71e) a mis fin aux espoirs marseillais, au cœur d'une seconde période à l'avantage de l'OM jusqu'à cette réalisation. ''On s'est créé beaucoup d'occasions mais on n'a pas été adroit dans le dernier ou l'avant-dernier geste, ça nous a coûté cher'', regrette Steve Mandanda, le capitaine, aussitôt suivi par Lassana Diarra. ''Eux ont fait preuve de réalisme, c'est une grande équipe et de grands joueurs. Ils n'ont pas besoin de quinze occasions. Nous, on n'a pas marqué dans nos temps forts.''

Matuidi : "Un Clasico, ça se gagne"

C'est le seul reproche qui peut être fait à ce Marseille, avec une paire d'oublis défensifs qui coûtent les deux buts. Pour le reste, l'OM a été meilleur que Paris, ou presque. ''J'imaginais un match comme celui-là, mais pas un résultat si cruel, lâchait Michel, entre dégoût et fatalisme. Nous sommes tristes de la défaite mais satisfaits du niveau. Le match était équilibré, il même penché de notre côté. C'est la même sensation qu'au math aller. Il nous manque peut-être un peu d'expérience pour ne pas le perdre.'' ''Ce (dimanche) soir, on méritait mieux, c'est rageant'', sait Mandanda.

Aux Marseillais les regrets, aux Parisiens la satisfaction du devoir accompli. ''Un Classico, ça se gagne'', retient Matuidi. Sur le fond, en revanche, le leader va devoir tirer certaines leçons de ce match alors qu'il reçoit Chelsea, la semaine prochaine, en 8e de finale de la Ligue des champions. ''Chaque match est une bonne préparation, une bonne leçon physique et tactique'', selon Maxwell. Son coach, lui, se veut plus mesuré. ''Les joueurs, quelque part, pensent à Chelsea mais ce n'était pas le dernier match avant ce duel. Il y en a un dans trois jours, un dans six jours et même si on est en train de le préparer, il ne faut pas se focaliser sur ce match.'' Les Parisiens le savent néanmoins, il faudra faire plus qu'au Vélodrome pour aller plus loin en Ligue des champions.