On sait déjà ce que va dire Michel. Qu'il est désolé. Que ce n'était qu'un oubli et en aucun cas le témoignage d'une forme de mépris. Et, en ce qui nous concerne, on voudra bien le croire. Mais, malheureusement pour lui, le doute sera désormais toujours permis. L'entraîneur marseillais, en effet, n'est pas venu saluer, comme le veut le rituel à la fin de chaque match, son homologue à l'issue de la victoire (0-1) de l'OM contre les amateurs Granville, mercredi soir en quart de finale de la Coupe de France. Ce qui a provoqué, force du symbole oblige, cette réaction de l'intéressé, Johan Gallon, a posteriori.

"C'est la différence avec les amateurs"

"C’est le monde pro, ça. Je suis triste qu’un grand entraîneur d’un grand club ne vienne pas me serrer la main. Il ne m’a toujours pas serré la main, je pense que maintenant il est même parti... Quelque part, c’est un peu un goût d’inachevé pour moi. Je suis resté dans mon carré à attendre, pas à me dire qu’il viendrait me serrer la main, mais je me suis dit que ça y est, on était sortis, éliminés, je regardais le public, ma famille, et quand je me suis retourné, je n’ai pas vu de Michel. Je ne sais pas, il me donne l’image d’un autre personnage que ça. Mais c’est comme ça... C'est la différence avec les amateurs."

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Voilà qui, en tout cas, n'arrangera pas les affaires de Michel. Dont l'image auprès des supporters de l'OM n'a de cesse de se dégrader, tandis qu'il soigne sa communication à coups de posts Instagrams savamment étudiés sans parvenir à redresser la courbe de résultats de son équipe. Surtout que l'ex-coach de Getafe et de l'Olympiakos a cru bon de récemment déclarer publiquement qu'il allait candidater cet été à la succession de Vicente Del Bosque à la tête de la Roja, et qu'il se sentait tout à fait "capable d'entraîner le Real Madrid"... En foot aussi, les actes valent plus cher que les mots.