Décidément, la Coupe du monde ne leur réussit pas. Pas qualifiés avec l'équipe de France pour le Mondial 1990, alors que Michel Platini était sélectionneur et qu’Eric Cantona était attaquant, les deux hommes s'opposent désormais sur l'édition 2014. Alors que l'ancien buteur des Bleus présentait son documentaire pour Canal+ "Looking for Rio", Le Parisien rapporte mardi des propos qu'il a tenus à l'encontre de celui qui est désormais président de l'UEFA.

"Platini attend que la Coupe du monde se passe bien, mais des gens ont juste besoin d'être entendus, et ils le seront grâce à la Coupe du monde, dans le monde entier, parce qu'il y a cette épreuve", estime l'ancien n° 7 de Manchester United. Pour lui, la sortie de Platini, qui demandait aux Brésiliens de "rester calmes pendant la Coupe du monde", s'inscrit dans le cadre plus large des prochaines élections pour la présidence de la Fifa.

"Entre la peste et le choléra, qu'on hérite du médecin"

"Pour parler de Platini, on est dans du règlement de comptes, une guerre politique, poursuit Cantona. Il veut être président de la FIFA, Blatter veut le rester. Blatter commence à dire : "Le Qatar, c'est vrai que c'était une mauvaise idée, mais c'était une idée de Platini." Certains critiquent la Coupe du monde au Qatar, d'autres la Coupe du monde au Brésil."

Pour lui, pas de doute, l'ancien n° 10 des Bleus n'a plus grand-chose à voir avec le joueur qu'il était : "C'est de la politique, quand on arrive à ce niveau ... Platini a été un grand joueur, c'est un grand monsieur du football, mais aujourd'hui, c'est un politicien comme les autres. Mais pourquoi pas ? Par contre, ce serait une bonne chose finalement, puisqu'ils sont tous des politiciens, qu'un ancien joueur soit élu à la tête de la FIFA. Entre la peste et le choléra, qu'on hérite d'un médecin." Ou comment après avoir bien descendu Platini, Cantona parvient tout de même à finir sur une touche positive.