Quand on aime, on ne compte pas. Dans ce cas, le Qatar doit adorer le football étant donné les investissements que l'émirat s'apprête à réaliser dans l'optique de la Coupe du monde de football qu'il organisera en 2022. Selon le cabinet de conseil Deloitte, ce ne sont pas moins de 200 milliards de dollars, soit quelque 153 milliards d'euros, qui seront injectés par le pays moyen-oriental pour accueillir dans les meilleures conditions la grand-messe du ballon rond.

De cette somme, on sait déjà que 140 milliards de dollars seront affectés dans les cinq années à venir à la construction d'infrastructures de transport telles que lignes de métros, tunnels et ponts, mais aussi de stations d'épurations ou encore de villes nouvelles. Les entreprises de bâtiment et travaux publics (BTP) n'ont pas fini de se concurrencer alors que l'étude du cabinet de conseil américain précise que sur ce programme, seuls 13% des marchés ont été passés.

Un record pulvérisé

Pour accompagner la hausse annuelle de 16% de sa fréquentation touristique et offrir aux 400.000 visiteurs attendus durant le Mondial le meilleur accueil, le Qatar prévoit également d'investir une vingtaine de milliards de dollars -environ 15 milliards d'euros- dans des structures hôtelières.

Le petit jeu des comparaisons permet de se rendre compte de l'extraordinaire budget que représente cette Coupe du monde au Qatar. Les Jeux olympiques d'hiver de Sotchi, programmés en février prochain en Russie, s'apprêtent à devenir l'événement sportif le plus cher de l'histoire avec un budget de 36 milliards d'euros, bien plus que les 13 milliards d'euros dépensés par Londres pour accueillir les Jeux estivaux en 2012 ou les 4,3 milliards de dollars qu'a coûté la Coupe du monde de football à l'Afrique du Sud en 2010. Des sommes astronomiques, rendues pourtant ridicules par la folie des grandeurs qatarie.