C'est l'histoire d'un club tout puissant en France, triple champion en titre, cent fois mieux armé que n'importe quel concurrent depuis quatre ans et en route pour acquérir une nouvelle couronne en Ligue 1. Ce club est le leader invaincu de l'exercice en cours. Après 21 journées, cette formation intouchable est dotée d'une avance de 21 points qui ne cesse de croître, au point d'en devenir risible, dérisoire.

Ce club, le Paris-Saint Germain, est le seul dans l'Hexagone à posséder des très grands joueurs, des excellents remplaçants et une manne financière inépuisable. Il est aussi celui qui s'accapare toute la visibilité médiatique, rendant on ne peut plus simple ses stratégies de promotion. Mais, pensez donc, il y a un "mais", ce club trouve tout de même le moyen de se plaindre de son sort. A l'image des 62 "super-riches" qui possèdent la moitié de la planète, le Paris Saint-Germain tente de grappiller ce qu'il peut, en l'occurrence un report du match de coupe PSG-OL placé avant un match de Ligue des champions.

L'OL et son indécente cabale contre l'arbitrage

C'est bien connu, quand on arrive à rester en course dans tous les tableaux grâce à une puissance incomparable à celle de ses concurrents, il est bon de quémander un aménagement de calendrier. Le risque, sinon, est de se retrouver avec trop de matches à jouer : terrible destin. Quelle difficulté pour ce PSG de devoir aligner, une ou deux fois dans la saison, son équipe remplaçante ! Quel courage affiché par Nasser Al-Khelaïfi, Laurent Blanc et consorts d'oser lancer dans la bataille les débutants Lucas, Ezequiel Lavezzi, Javier Pastore, Adrien Rabiot, Layvin Kurzawa, Marquinhos et autre Sirigu ! Cette stratégie de victimisation confine au génie.

Fort heureusement, le club de la capitale n'a pas le monopole des idées géniales et son futur adversaire partage également ses plus belles inspirations dès qu'il en a l'occasion. L'Olympique Lyonnais, déjà battu en Coupe de la Ligue par le PSG ces derniers jours, n'a cessé depuis de faire porter le poids de cette élimination au corps arbitral de la rencontre. En roue libre, le club de Jean-Michel Aulas continue donc de faire pression sur les hommes au sifflet, par des messages faussement humoristiques sur les réseaux sociaux ou des interviews à charge dans les médias.

En vrac, on a pu lire l'excellente "boutade" racontant que l'OL viendrait avec son propre juge au Parc des Princes (avec une photo du conseiller d'Aulas habillé en arbitre) et que ces derniers, "ayant du mal à siffler au Parc", étaient de fait de parti pris. De manière assez étrange, monsieur Aulas ne s'est en revanche pas penché sur la question de la propre responsabilité des joueurs, des présidents et des entraîneurs par rapport à la bonne tenue d'un match. Pas un mot quant à l'influence de la triche, de la multiplication des fautes et des complaintes sur la mission d'un juge de rencontre. Une chose est sûre, en ce qui concerne le duel de victimisation, on connaît déjà le résultat : match nul !

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